Raréfaction du neuf : quelle place pour l’existant ?
La structure de l’offre tertiaire disponible sur les marchés régionaux a évolué ces dernières années, avec une baisse sensible de la part du neuf. Est-ce à dire que l’immobilier existant à sa carte à jouer ? Éléments de réponse.
Conséquence du très net ralentissement des mises en chantier constaté ces dernières années en régions, l’offre tertiaire neuve se raréfie. Cette tendance ne transforme pas mécaniquement l’ensemble du parc existant en opportunité. Des actifs existants, certes souffrant d’une obsolescence technique ou fonctionnelle mais présentant l’avantage d’être bien localisés, peuvent retrouver une place centrale : ils doivent à la fois répondre aux besoins de leur territoire et bénéficier d’une qualité constructive autorisant une remise à niveau pour qu’ils répondent aux nouveaux usages et aux derniers standards environnementaux.
En matière de situation géographique, il n’est pas pertinent d’opposer la centralité urbaine et une localisation périurbaine. Chacune fait sens et a sa nécessité. Bagan REIM le constate avec ses immeubles périrurbains rénovés. Ces actifs ont retrouvé des utilisateurs en recherche d’une localisation qui satisfait des collaborateurs venant tant des centres-villes que des zones rurales périphériques. Le périurbain peut même devenir un centre !
Indicateurs
La part des produits neufs dans le stock disponible sur 12 marchés régionaux étudiés par CBRE en 2025.
La part des VEFA dans les volumes investis dans l’immobilier de bureau en 2025 contre près de 40 %, en moyenne, dans la période pré-Covid.


